Archives de l’agenda

Le site www.afdet.fr est destiné aux diplômés et aux étudiants en tabacologie. Mis à jour le 31 août 2015 , par Chevalier Christian


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Compte-rendus des manifestations


France - Journées du GEST 2016. Sur invitation.
Elles ont eu lieu le 7 et 8 janvier, à l’hôtel Novotel de Charenton (F-94 banlieue proche Paris).
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- France - Formation TCC tabac, samedi 21 juin 2014 de 9 h à 17 h

L’Afdet a organisé, en collaboration avec Fractal, dans le cadre champêtre de l’hôpital du Parc à Taverny, une formation à la pratique des TCC tabac.
La participation etait de 100 euros pour les membres de l’Afdet à jour de leur cotisation et de 150 euros pour les non membres, pour une inscription par courrier avant le 31 mai 2014. Au dela de cette date un supplément de 30 euros était demandé. L’hôpital dispose de 2 chambres d’hôte à petit prix : premier "arrivé" premier servi ! A réserver au plus tôt.
L’hôpital a demandé un chèque de 10 euros au nom du Trésor public pour la participation aux frais du buffet du midi et des pauses.
Hôpital du Parc, 1 Chemin des Aumuses à Taverny (95).
Gare SNCF : Vaucelles. Depuis la Gare du Nord de Paris, selon l’heure, direction Valmondois ou Persan-Beaumont . Durée du trajet : 30 min. Prix actuel d’un aller simple : 4,20 euros. Compter 15 min de marche pour arriver à l’hôpital du Parc.
Coordonnées GPS 49.026927, 2.238745.

L’intervenant était le docteur Claude Guillaumin, PH pneumologue, tabacologue, addictologue et comportementaliste. Un document a été transmis aux inscrits


- France - 4e Journée du tabacologue francophone, dimanche 22 juin 2014, de 10 h à 17 h

L’Afdet a organisé la 4e journée du tabacologue francophone dans le cadre champêtre de l’hôpital du Parc, 1 Chemin des Aumuses à Taverny (95).
Gare SNCF : Vaucelles. Depuis la Gare du Nord de Paris, selon l’heure, direction Valmondois ou Persan-Beaumont. Durée du trajet : 30 min. Prix actuel d’un aller simple : 4,20 euros. Compter 15 min de marche pour arriver à l’hôpital du Parc.
Coordonnées GPS 49.026927, 2.238745.

Lors de cette journée, il a été abordé les thèmes suivants :
- Pharmacien, généraliste, tabacologue, quelle est la place de chacun dans l’aide à l’arrêt ? [1] ;
- BPCO : comment la détecter à l’aide d’un peak flow électronique économique [2] ;
- Augmenter la réussite à l’arrêt en augmentant la confiance en soi du fumeur : comment faire ? [3] ;
- Les traitements d’appoint : qu’en est-il et quels sont ceux que vous utilisez ? [4] ;
- Pays francophones, politique de formation et de prise en charge : cas de la Côte d’Ivoire [5].

[1] Christian Chevalier, tabacologue ;
[2] Sylviane Chevalier, PH pneumologue, tabacologue ;
[3] Patrick Louiche, tabacologue ;
[4] Christian Prulière, généraliste, tabacologue remplacé par Sylviane Chevalier ;
[5] Samedi Djé-Bi, Médecin-Chef, Coordinateur des opérations, Centre d’Accueil Croix Bleue de Côte d’Ivoire, tabacologue, addictologue.
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La participation est de 10 euros pour les membres de l’Afdet à jour de leur cotisation et de 50 euros pour les non membres. L’hôpital demande un chèque de 10 euros au nom du Trésor public pour la participation aux frais du buffet du midi et des pauses (à régler sur place).

- Plus de renseignement par téléphone au +33 (0)95 057 55 77
Information : Hôtel Campanile Taverny
http://www.campanile.com/fr/hotels/campanile-taverny


- France - 7e Congrès de la SFT novembre 2013


- Monde - Journée mondiale sans tabac 2013

La Journée mondiale sans tabac (31/05/2013) aura eu pour thème l’interdiction de la publicité en faveur du tabac, de sa promotion et du parrainage d’événements.
Cette campagne avait pour objectifs :
- d’inciter les pays à appliquer l’article 13 de la CCLAT afin d’instaurer une interdiction globale de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage
- de soutenir les efforts entrepris aux niveaux local, national et international pour contrer les stratégies employées par l’industrie du tabac.


- France - 6e Congrès de la SFT novembre 2012

Le Professeur Dautzenberg ouvre le 6e congrès de tabacologie en notant que la ministre de la santé n’est pas présente et ne s’est pas fait remplacer, qui plus est, ne nous a pas accordé son patronage. Il note que l’augmentation des prix du tabac prévus pour juillet vont surtout enrichir l’industrie du tabac car pour que cela soit bénéfique pour les caisses de l’état, il faudrait que ce soit le taux des taxes qui soient augmentées, ce qui n’est pas le cas et non pas seulement le prix total du paquet.
Nathalie Wirth, présidente de la SFT depuis 3 mois rappelle que le tabac est un produit très addictif : à 6 mois / arrêt, seuls 8 % des fumeurs n’ont pas repris versus 18 % pour l’alcool, 40 % pour l’héroïne et 45 % pour la cocaïne.73 000 morts sont imputables au tabagisme, avec une augmentation chez la femme ces dernières années.

1 - La hausse des prix permet-elle l’arrêt du tabagisme ? Catherine Hill CHU Gustave Roussy
Si on étudie les ventes de cigarettes, dit-elle, on constate qu’elles ont atteint en France un maximum entre 1970 et 1991 (autour de 6 cigarettes/j/habitant de plus de 15 ans –qu’il soit fumeur ou non-fumeur) et qu’actuellement, elles sont seulement de 3/j/hab.
Suite aux lois Veil, Évin et au plan cancer, le prix du paquet de cigarettes a été multiplié par 3 entre 1991 et 2004 et parallèlement les ventes ont été divisées par deux.
A noter que l’État s’est enrichi (entrées x 2) ainsi que les buralistes (revenu x 2).
Par contre, si on regarde le tabac à rouler, son prix a bien moins augmenté, ce qui a eu pour conséquence une augmentation de la consommation des cigarettes roulées. Il faut donc augmenter aussi le prix des roulées pour éviter un report dans les achats.
Toutefois, on peut se demander si cette augmentation de vente de tabac à rouler associée aux ventes hors réseau de buralistes n’a pas compensé cette diminution de ventes des cigarettes.
Catherine Hill définit tout d’abord le terme de « hors réseau » et à ce propos rectifie les messages lancés par l’industrie du tabac : à savoir que « l’augmentation des prix favoriserait la vente hors du réseau de buralistes français, c’est-à-dire que ces cigarettes proviendraient de la contrefaçon et seraient plus dangereuses à la santé que les cigarettes vendues dans les bureaux de tabac français ». Elle met les choses au clair et démonte pas à pas les messages d’intox.
Elle précise tout d’abord que le terme « hors réseau » regroupe des cigarettes de diverses origines (transfrontalières, duty free, de contrebande et de vente sur internet).
- Or les ventes transfrontalières représentent les ¾ du problème et donc correspondent à des cigarettes comparables à celles vendues dans nos bureaux de tabac.
-Elle précise que certaines ventes sont d’ailleurs voulues par les industriels du tabac : il faut savoir qu’un grand nombre des cigarettes qui se retrouvent dans des ventes parallèles (à la sauvette) dans notre pays sont en fait « normales » car l’industrie du tabac participe à cette vente en livrant dans certains pays tels que la Belgique, la Moldavie, des quantités de cigarettes supérieures à ce que peut en absorber le marché local ; elles vont donc ensuite être transportées chez nous. Par ailleurs, à Kaliningrad, les industriels du tabac vendent une seule marque « Jin Ling », vendue pas cher du tout car bénéficiant ainsi d’une non taxation, que l’on retrouve sur certains marchés de la communauté européenne.
On peut en déduire, dit-elle, que les cigarettes de contrefaçon sont ainsi en nombre bien marginal et de toute façon on peut se demander comment faire encore mieux en toxicité que pour les cigarettes « normales ». On note d’ailleurs que les ventes « hors réseau », au total, ne représentent en tout et pour tout que 15% des achats.
En conclusion, on peut considérer après toutes ces corrections que la vente, par les réseaux officiels ou parallèles, et donc la consommation a quand même diminuées depuis 2004.
Elle précise qu’un écart resserré des prix de ventes est un élément qui permet un non report des fumeurs sur d’autres marques moins chères..
Elle souligne, par ailleurs, que si l’État veut que l’augmentation du prix du tabac ait une répercussion sur ses revenus (et non pas enrichisse les cigarettiers), il faut qu’il augmente les taxes du prix du tabac et non pas seulement le prix global du paquet. Mme Hill précise que le prix des cigarettes est quelque chose de complexe car composé de plusieurs éléments dont notamment une assise fixe, des taxes proportionnelles au prix du paquet le moins cher. Pour que l’augmentation du paquet (outre son impact sur l’épidémie), ait un intérêt pour les caisses de l’État, et non celles de l’industrie du tabac, il faut augmenter la taxe de base. Il est donc nécessaire d’avoir une politique efficace, ce qui n’est plus le cas depuis 2004.
Ensuite, elle aborde une autre question : Est-ce que cette diminution des ventes de tabac et donc de consommation a eu une répercussion sur l’épidémie ?

L’indicateur le plus sensible est la mort par cancer broncho-pulmonaire entre 35 et 44 ans. La prévalence a diminué de 6 %/an chez les hommes depuis les années 90 car le nombre de fumeurs a beaucoup diminué. Par contre, elle a beaucoup augmenté chez les femmes, de 10 %/an entre 1984 et 1998, parallèlement à l’augmentation de leur consommation. Actuellement, ça se stabilise.

2 - Benjamin Cadier de l’URC-eco de Lille compare la stratégie actuelle de remboursement forfaitaire partiel des traitements médicamenteux d’aide au sevrage tabagique (50 €/an/assuré) à celle d’une couverture totale de leur prise en charge.
La moitié des fumeurs réguliers sont atteints de maladies qui représentent un coût pour l’assurance maladie : le cancer pulmonaire représente un coût de 900 millions d’euros, la BPCO 1,2 milliards et les MCV 2,34 milliards. Actuellement, l’Assurance maladie n’offre qu’une couverture et ne permet pour certaines personnes de lever la barrière économique de l’accès au sevrage. Une couverture totale conduirait au sevrage d’un plus grand nombre de fumeurs désireux d’arrêter de fumer.
En s’appuyant sur une modélisation de Markov, le statisticien nous démontre le gain pour l’assurance maladie d’une prise en charge intégrale du sevrage tabagique. Il nous montre qu’en fonction du taux de sevrage réussi, le coût des consultations, le remboursement des produits pharmaceutiques à 100 %, le gain des années de vie, le rapport bénéfice/risque est très valable pour l’assurance maladie à partir de 30 ans.

3 - La cigarette électronique
Plusieurs intervenants vont se succéder et développer leurs avis qui quelquefois peuvent diverger.
F. Lepagnol en tant que représentante de l’ANSM. Elle reste très réticente sur l’usage de ce produit. Elle nous rappelle que la e-cigarette est composée d’un liquide de recharge : glycérol ou propylène glycol ainsi qu’éventuellement de nicotine.
Du point de vue des statuts, un produit peut être considéré comme un médicament si la recharge contient plus de 10 mg de nicotine (ce qui est le cas ici) ou si la présentation allègue l’aide au sevrage. Or la cigarette électronique n’a pas reçu d’AMM en tant que médicament, aucun vendeur n’en ayant fait la demande peut-être par peur d’être avalé par big pharma. Elle ne peut donc pas être vendue légalement dans les pharmacies. F. Lepagnol souligne plusieurs points :
Cette cigarette présente des problèmes dus à la présence de nicotine qui pourrait être à l’origine d’effets graves chez les enfants (par ingestion ou contact).
On n’a pas de données sur l’impact sur la santé des solvants à moyen ou long terme.
Elle peut induire un risque de dépendance, quel que soit le taux de nicotine, surtout chez des utilisateurs jeunes.
Et pour finir, il n’y a aucun contrôle des autorités sanitaires.
En conclusion, elle nous conseille donc de ne pas conseiller l’utilisation de ces cigarettes électroniques.
Inventée en 2003 en Chine, elle a déjà été utilisée par 11 à 18 % des fumeurs
Au Royaume Uni par 9 %
1 essai randomisé a été mené en Italie (Caponnetto) chez des fumeurs n’ayant pas l’intention d’arrêter de fumer à raison d’une utilisation de 2 cartouches/j pendant 3 mois.
Ils ont été suivis pendant 9 consultations ; au bout de 12 mois, on a constaté que avec les cartouches renfermant de la nicotine ou pas, le pourcentage d’arrêt ou d’une réduction de 50 % était variable :
- Arrêt Réduction de 50 %
- 7,2 mg 12 % 9 %
- 4,8 mg 9 % 8 %
- 0 mg 4 % 10 %
Chez les utilisateurs de e-ciga inexpérimentés, qui vaporétaient pendant quelques minutes, le désir de fumer diminuait s’il y avait de la nicotine et moins s’il n’y en avait pas. Le craving diminuait aussi. Si on s’interroge sur la délivrance de nicotine, des mesures réalisées sur 200 vaporéteurs ont montré un taux de cotinine de valeur voisine à ceux trouvés chez les fumeurs (30 ng).
Un interrogatoire mené par internet sur 3 000 vaporéteurs a montré qu’ils tiraient environ 120 bouffées/j avec une moyenne de 18 ng/ml de nicotine, que cela leur revenait 5 fois moins cher que leur consommation habituelle de tabac.
Une majorité d’utilisateurs y mettent de la nicotine.
Ils disent que cela les aide/gestion de l’envie de fumer, les syndromes de sevrage et pour mener à bien l’arrêt du tabac. Ce qui les aiderait aussi c’est l’imitation de la gestuelle, le goût (tabac ou quelques 120 autres parfums) et l’impact ressenti dans la gorge (throat hit) qui a été associé chez le fumeur au soulagement.
En ce qui concerne la toxicité du produit, il n’y a pas de données, il est de toute façon moins toxique que le tabac et les tabacologues devraient ne pas l’interdire à leurs patients. Il n’en reste pas moins que l’on doit rester vigilant quant à la possibilité chez les jeunes d’une initiation à fumer pouvant être facilitée. De même, on ne sait pas s’il peut y avoir une dépendance à l’e-cigarette, les études devraient porter sur la cinétique de la nicotine, mais tout ceci est très très cher. Par ailleurs, on ne sait pas si elle présente un risque pour la femme enceinte.
Le Pr. Nys de Belgique nous fait part de l’enquête menée dans son pays auprès de 1 990 généralistes et 257 tabacologues au mois de septembre 2012.
Seulement 3,57 % des interrogés ont répondu. Le questionnaire avait pour objectif de savoir si ces médecins s’intéressaient lors des consultations d’aide à l’arrêt au phénomène de l’e-ciga et qu’elle était leur position.
70 % ne posent jamais la question.
21 % pensent que l’e-cig est un moyen validé dans l’arrêt
17 % vont la recommander
50 % pensent qu’elle est moins dangereuse que le tabac
10 % pas du tout dangereuse.
Il résulte de cette étude qu’il faut faire un gros effort d’information en direction de nos confrères.
Le Pr Dautzenberg nous parle de l’énorme publicité faite par les fabricants (J. Depp dans un de ses films), et démontre ensuite que l’e-ciga est présentée comme un produit du tabac, mais qui serait sans risque. Sa promotion s’appuie sur les mêmes stratagèmes que le tabac ; ces produits ont la forme de cigarettes, en portent d’ailleurs le nom. Il nous met en garde contre la possibilité d’initiation chez les adolescents et demande à ce que la législation du Code général des impôts (article 564) s’applique à ce produit puisque « sont assimilés aux tabacs manufacturés les cigarettes et produits à fumer même s’ils ne contiennent pas de tabac,… ». On devrait donc en interdire :
- la publicité
- la vente aux mineurs
- son utilisation dans les lieux où il est interdit de fumer
- qu’ils y aient des avertissements sanitaires
- et demander qu’il y ait un contrôle des produits
- et une vente chez les buralistes pour en limiter la diffusion.
G. Mathern de Saint-Chamond nous fournit quelques caractéristiques concernant l’e-cigarette : sa composition, et quelques éléments moins connus :
La durée de charge de la batterie étant limitée à 8 h, les fabricants ont prévus la possibilité de la recharger sur port de clef USB.
Elle est considérée par les fumeurs comme une aide à l’arrêt ou à la réduction tout en gardant le plaisir de fumer. Ils soulignent la présence du throat hit qui serait directement dépendant du taux de nicotine. Celui-ci varie de 6 à 19,6 mg de nicotine/ml ; l’évaluation se fait à partir du taux de nicotine indiqué sur le paquet habituel du fumeur x nombre de cigarettes fumées/j. Le prix est très attractif : 6 € pour 10 ml, ce qui représente une cartouche de paquets de 20 cigarettes.
Le liquide de recharge a vu son origine peu à peu se modifier : au début il venait de Chine et n’était soumis à aucune norme mais maintenant certaines fabriques sont françaises (D’lice, Alfaliquid) et le e-liquide est soumis aux normes CE. Ces liquides contiennent pour 60 % du propylène glycol et de la glycérine végétale. On peut se demander si ces gouttelettes huileuses ne pourraient pas être à l’origine de pneumopathies huileuses.
En ce qui concerne la toxicité avancée, cela correspond aux études menées aux USA où prédominaient les produits chinois. Le e-liquide contenait du propylène-glycol qui est un dispersant utilisé dans les flacons pressurisé de Ventoline, les cosmétiques, qui n’est pas toxique mais aussi du diéthylène-glycol, très toxique que l’on ne retrouve pas actuellement. Il est de toute façon nécessaire de faire des études pour être à même de se prononcer sur ce point.

4 - Comorbidités psychiatriques et tabagisme par Ivan Berlin
Association troubles anxieux et tabagisme
Peu d’études ont été faites du fait de la nosographie éclatée de ces troubles.
Les fumeurs qui n’arrêtent pas de fumer mettent en avant une aide par le tabac à contrôler leur stress, une irritabilité ainsi qu’une anxiété. Mais si l’anxiété augmente bien dans les tous premiers jours d’un arrêt de tabac, on constate qu’elle diminue ensuite au bout de 4 semaines d’arrêt/niveau de base lorsque le sujet fumait. De même, à 3 mois, le stress perçu diminue ; à 6 mois, l’irritabilité est, elle aussi, diminuée/niveau de base.
Si on s’intéresse à la dépression, on constate que les fumeurs avec des atcd de dépression ont un succès d’arrêt du tabac diminué. Par contre, la dépression est très peu constante dans le syndrome de sevrage. On constate que les fumeurs traités par placebo avec un échec de l’arrêt ont ceux le plus souvent une humeur dépressive.

Schizophrénie :
25 à 50 % des fumeurs schizophrènes se montrent intéressés par l’arrêt de leur tabagisme mais le taux de succès est réduit. Cependant, pour ceux qui sont sous clozapine, les résultats sont meilleurs.
Les substituts nicotiniques sont efficaces. La varénicline a un OR = 4,74
On constate qu’il n’y a pas de décompensation à l’arrêt du tabagisme. Il ne faut donc pas remettre à plus tard la tentative d’arrêt ; le moment choisi par le patient est à respecter. Il faut savoir que la fumée de tabac est inducteur du cytochrome CYP1A2 et donc diminue les effets des antipsychotiques tels que l’halopéridol.

Le suicide - Philippe Courtet
La France est au 6e rang européen avec 11 000 morts/an (dont 80 % présentant des troubles psychiatriques) et 200 000 TS. Selon les recherches sur le Lancet, le stress psychosocial et la dépression seraient liés à l’idée de suicide et les troubles anormaux tels que l’impulsivité, la consommation de substances et les comorbidités psychiatriques seraient liés aux TS. Il existe des facteurs de vulnérabilité suicidaire :
- atcd de TS
- atcd familiaux de TS
- pessimisme
- abus dans l’enfance
Des prédicteurs biologiques :
- on retrouve un taux bas du métabolite de la sérotonine, le 5-HIAA avec un OR = 4,48 chez les personnes ayant fait une TS, quelle que soit la pathologie psychiatrique.
- un dysfonctionnement de l’axe hypothalamo-hypophysaire
- on note une dysrégulation du cortex orbito-frontal dans les conduites suicidaires.
Comment prévenir les suicides ?
- par une meilleure éducation des médecins qui ont peur de prescrire des antidépresseurs en se basant sur des études mal menées. Or on a constaté que l’augmentation de la prescription d’IRS correspond à la diminution du nombre de TS.
- par un meilleur accès aux soins et à la chaîne de soins
- par les psychothérapies.
La varénicline : les études, qui ont porté sur 80 000 sujets, n’ont montré sur 5 ans aucun signal en faveur d’une augmentation du risque suicidaire (et peut-être même un mieux par rapport à la dépression) et pourtant il y a un déremboursement depuis mai 2012.

5 - Epidémiologie du tabagisme chez les adolescents par Marie Choquet
Les études HBSC 2010, Espad 2011 et Escapad 2011 montrent qu’à 17 ans 68,4 % des jeunes ont déjà fumé et 47 % d’entre eux sont devenus fumeurs quotidiens. Ce qui est différent avec l’alcool. Si on considère les statistiques depuis les années 2000, alors que jusqu’en 2008, la consommation était à la baisse, elle marque une légère remontée entre 2008 et 2011 (pour ce qui concerne surtout le tabagisme quotidien). C’est la même chose pour la consommation d’alcool.
Par ailleurs, si on s’intéresse à l’évolution de la consommation en fonction de l’âge, on constate qu’elle augmente pour tous les produits en fonction de l’âge, particulièrement entre13 et 15 ans.
Si nous regardons l’évolution par rapport aux autres pays européens, nous sommes passés pour le tabac du 17e rang en 2007 au 6e en 2011, de même pour l’alcool du 17e au 9e et pour le cannabis du 3e au 1er.
On retrouve des consommations associées, notamment tabac et cannabis, augmentant avec l’âge (12,8 % à 17 ans et 17 % à 18 ans) ou tabac et alcool.
Y a-t-il des spécificités particulières ?
Pour le sexe, il n’y a pas de prédominance particulière en ce qui concerne le tabac (sexe ratio : 1,0), mais il est de 1,3 pour l’alcool et le cannabis, supérieur chez les garçons. On note une moindre consommation en ZEP
Les consommations de tabac et de cannabis sont en relation avec le redoublement : tabac : 2,2, cannabis : 2,3 mais pas en ce qui concerne l’alcool.
En ce qui concerne l’influence parentale, on constate qu’il y a une moindre consommation chez les enfants dont les parents exercent une surveillance proche (par ex s’ils savent où se trouve leur enfant le samedi soir) ; le support affectif joue moins.
Il existe un lien aussi entre tabagisme et violences ((se bagarrer facilement), de même avec le fait de voler ou d’avoir fugué, ou fait une TS, ou de redoubler comme on l’a déjà souligné, c’est-à-dire avec les indicateurs d’échec ou de difficultés.
En conclusion, on peut dire que ce sont les difficultés personnelles et non sociales qui vont jouer. On manque de données cependant en ce qui concerne les maltraitances (physiques ou psychiques) et les problèmes psychiatriques. Il faudrait des études longitudinales pour essayer d’appréhender la cause des consommations. On peut toutefois dire qu’il est important de remettre les parents au centre de l’éducation.

6 - Rôle du tabagisme parental dans l’initiation tabagique par M. Melchior, Inserm Villejuif
Enquête « Gazel » menée sur le personnel d’EDF-GDF, à prédominance masculine.
Y a-t-il un lien entre les consommations des parents et celle des enfants ? Sur l’âge de début de la consommation, sur la dépendance ? ; Y a-t-il des mécanismes environnementaux ou génétiques ? L’étude a porté sur 2582 jeunes (de 4 ans à 18 ans au début).
73,5 % des parents étaient non-fumeurs,
15 % fumeurs réguliers et 11 % ont diminué leur consommation pendant la période de l’étude qui s’est poursuivie pendant 8 ans
On a constaté que :
-si P non-F, 25 % des E fument régulièrement
-si P a réduit sa consommation, 27,4 % des E fument régulièrement
-si P a un tabagisme persistant, 37 % des E fument régulièrement.
De plus, si la mère fume, le risque pour l’E de devenir fumeur est plus élevé : x3, associé à un risque d’être plus gros fumeur et d’avoir une initiation plus précoce. On pense d’ailleurs qu’il s’agit vraisemblablement d’une sous-estimation.
Les facteurs environnementaux joueraient dans la transmission de normes autour du tabac, de l’imitation et d’une tolérance accrue. Cependant, des facteurs biologiques entrent aussi en ligne de compte : 50 % du tabagisme est héritable (études sur les jumeaux), des gênes associés au métabolisme de la nicotine (cytochrome CYP2A6), la disponibilité des neuro-transmetteurs tels que la dopamine vont intervenir aussi. Il n’en reste pas moins qu’il serait intéressant d’étendre la prévention à une prévention familiale.

7 - Jamais la première cigarette - Pr Daniel Thomas, Institut de cardiologie, la Pitié-Salpêtrière
Il s’agit d’une étude avec auto-questionnaire annuel portant sur la consommation des 11-15 ans avec création de messages de prévention par et pour les jeunes. L’expérimentation de la première cigarette concerne 1/3 des jeunes de cette tranche d’âge-là, 35 % de filles et de 31 % de garçons en 2012 alors qu’en 2011 il n’ y avait pas de prédominance avec 32 %. Pour les filles, la moitié des fumeuses ont les 2 parents fumeurs, pour les garçons seulement 43 %. Pour cette tranche de jeunes-là, la première expérimentation a évolué, passant de 11,3 à 11,8 ans* avec la moitié qui est devenue fumeurs et la moitié de ces derniers fumeurs quotidiens avec une tendance récente à la baisse. Par contre le nombre de fumeurs de plus de 20 cigarettes/j, bien que faible, a augmenté. 48 % des expérimentateurs de cigarettes ont fumé aussi la chicha et 14 % le cannabis. On note l’influence de l’entourage dans l’initiation : pour ceux qui n’ont jamais expérimenté la cigarette, 44 % d’entre eux n’ont jamais été dans la situation où on la leur a proposée. Pour la moitié d’entre eux, c’est un tiers (copain, copine) qui la leur a proposée ; pour d’autres, ils ont pris leur cigarette dans le paquet qui traînait. 44 % des fumeurs réguliers ont déjà essayé d’arrêter.
On assiste à une évolution de l’image du fumeur qui est devenu quelqu’un qui a des problèmes. Le prix et le non-dit des parents (permissifs) ou les réflexions du type « c’est ton problème si tu fumes » joueraient en faveur d’une plus grande facilitation à l’expérimentation. En conclusion, optimiser la prévention repose sur le prix du tabac mais aussi sur une plus forte implication des parents.
* l’étude HBSC montre que l’âge moyen de la première expérimentation n’a guère varié depuis 2000 : un peu plus de 13 ans.

8 - Maladie de Buerger - Dr Olivier Contencin psychiatre addictologue, Lille
Cette maladie rare touchant les fumeurs avant l’âge de 50 ans est caractérisée par des thromboses veineuses et artérielles. Le rôle du tabac et plus récemment du cannabis a été identifié comme étant prépondérant dans le déclenchement ou l’évolution de la maladie (95 % des. patients sont fumeurs). La consommation de ces toxiques conditionne l’évolution marquée souvent par une amputation dans 40 % des cas et l’arrêt est suivi d’une réduction significative du taux d’amputation. Malgré cela, bon nombre de cliniciens rapportent qu’un grand nombre de patients ont de grandes difficultés à arrêter de fumer. Ils rapportent une addiction plus marquée comparativement à d’autres maladies voisines. Par contre, on ne retrouve pas cette notion dans la littérature, si ce n’est certains traits de caractère particuliers (hostilité, minimisation des troubles, négligence des règles hygiéno-diététiques qui constituent quelques pistes jouant dans la difficulté à arrêter).
En étudiant la description des traits particuliers de ces patients, certaines hypothèses physiopathologiques commencent à être formulées. Il existe des facteurs de vulnérabilité :
- des caractères particuliers du tempérament marqué par la recherche de nouveauté, le faible évitement du danger et la recherche de sensation.
- des troubles psychiatriques : anxio-dépressifs, schizophrénie, bipolarité, TDHA.
- des troubles de la personnalité : antisociale, abandonnique.
Même si ce n’est pas la majorité des cas, on retrouve le trio alcool, tabac, cannabis. Ces personnes ont davantage de difficultés à arrêter de fumer, avec un profil psychologique qui conduit à une indifférence quant aux conséquences sur leur santé. Les quelques études, comportant d’ailleurs peu de patients, montrent des cas de déracinement (7/10), une relation difficile avec les parents, un comportement négativiste. L’étude de Hofer-Mayer met en évidence un comportement particulier pendant l’entretien (différent de celui rencontré habituellement chez les autres coronariens) : ils se montrent plus sarcastiques, hostiles et minimisent les risques ; mais aussi du côté de l’interviewer on note de la colère, de l’impatience et peu d’empathie.
Si on regarde leur histoire personnelle, on s’aperçoit qu’avant que la maladie se déclenche, 100 % des patients ont présenté une instabilité socio-professionnelle et des problèmes avec les autres collègues de travail. On peut donc se demander s’il existe un profil particulier (d’origine génétique, ethnique,…) dans cette maladie. Pour le moment, on attend les études en cours.

9 - Tabagisme et maladies cardiovasculaires
On note une diminution progressive des hospitalisations pour IDM de 2002 à 2008 sauf pour les femmes âgées de 35 à 55 ans. Or la prévalence du tabac a augmenté de 7 points de 2005 à 2010 pour cette catégorie. Le sur-risque/mortalité pour les 45-59 ans est de 3,04 pour les hommes et de 3,78 pour les femmes pour les sujets qui continuent à fumer après leur IDM
Que représente le bénéfice à l’arrêt : lorsque celui-ci est entrepris avant 40 ans 90 % des risques d’IMC sont éliminés ; si l’arrêt se fait avant 30 ans, 100 % des risques le sont.
On note hélas que 62 % des fumeurs à 12 mois de l’accident cardiaque ont repris leur tabagisme dont la moitié dans les 30 premiers jours. Or cela correspond à un taux de mortalité fort si la reprise est précoce. Il faut donc agir vite et intervenir dès l’hospitalisation pour éviter cette rechute. De nouvelles études (Woolf) confirment la sécurité d’utilisation des substituts nicotiniques et de la varénicline chez les patients coronariens y compris après un IDM.
On peut donc patcher un patient cardiovasculaire ; chez les coronariens qui ont fait un IDM, il y a moins de risque d’ischémie même s’il a seulement réduit sa consommation de tabac et n’est pas réellement en arrêt. Il n’y a pas plus de décès après la mise en place d’une substitution chez le patient cardiovasculaire. En ce qui concerne l’impact de l’interdiction de fumer sur les maladies CV, les études des répercussions du tabagisme passif se montrent discordantes.

10 - Aphtes à l’arrêt du tabagisme
L’apparition d’aphtes est assez fréquente, dans 48 à 57 % des arrêts, ils apparaissent dans les 4 premières semaines. Des phénomènes immunologiques sont vraisemblablement en jeu (associés à une diminution de la kératinisation buccale). Au cours du tabagisme, les récepteurs alpha 7 des macrophages sont stimulés par la nicotine et la sécrétion des cytokines TNF alpha, d’IL-1 et IL-6 est diminuée. En ce qui concerne les substituts, les substituts oraux facilitent l’apparition des aphtes et par contre les patchs en diminuent l’apparition.
Dans la maladie de Behçet, le traitement fait appel aux TNS.

11 - La varénicline - Bénédicte Lebrun Centre de pharmacovigilance d’Île-de-France
Quelle est son intérêt versus les TNS ? Les résultats obtenus sont supérieurs à ceux des TNS à 4 mois mais à 6 ou 12 mois, il n’y a pas de différence.
Les effets indésirables les plus fréquents :
- Des nausées,
- Des insomnies, cauchemars
- Mais pas de troubles psychiatriques
Le produit a été commercialisé en février 2007 et dès décembre de la même année, on a parlé de troubles de l’humeur, d’idées suicidaires et de TS alors qu’aucun lien de cause à effet n’ait été établi. En janvier 2011, aux USA, 1 200 plaintes ont été portées pour des manifestations suicidaires. Le 31 mai 2011, la varénicline a été déremboursée en France. Pendant 5 ans les cas graves ont été répertoriés, c’est-à-dire les cas de décès, d’invalidité, de prolongation d’hospitalisation. Sur les 1 200 000 personnes traitées en France, on a considéré que 25 décès dont 14 suicides pouvaient être éventuellement rattachés à la prise de varénicline, toutefois avec un taux d’imputabilité I1, soit la plus faible dans 93 % des cas . Les troubles psychiatriques représentent 57 % des signalements (60 TS, 14 S, des troubles bipolaires). Le délai d’apparition s’étend de moins d’1 jour à 5 mois après le début du traitement voire après l’arrêt du traitement (de 2 jours à 1 an). Des ATCD psychiatriques sont retrouvés dans 32 % des cas et aucun ATCD dans 29 % des cas. Sur les 14 suicides, 9 personnes seulement étaient sous traitement. 4 cas ont été notifiés par le même pharmacien, qui n’a pas donné beaucoup d’indications concernant ces personnes. Les effets cardiovasculaires représentent 12 % de signalements. Des troubles du SNS (céphalées, convulsions parfois) représentent 11 % des cas de signalements.
On a noté pour les plaintes une grande augmentation des cas après la première annonce médiatique.
Si on s’intéresse au nombre de suicides statistiquement attendus dans un groupe comparable de la population générale, on constate qu’il est de 17 suicides en 1 mois, de 51 en 3 mois ; les TS étant respectivement de 88 et 266.
On peut donc en conclure que le nombre de S ou TS est inférieur dans la population ayant pris de la varénicline. On peut toutefois modérer ces résultats car il y a vraisemblablement une sous-estimation des notifications. Des études ont été menées chez des militaires américains pendant 1 an. Aucune hospitalisation n’a été enregistrée.
Les troubles cardiovasculaires : 2 études ont été menées et sont en contradiction l’une par rapport à l’autre quant aux conséquences CV.
En conclusion, on peut dire que la balance bénéfices/risques est positive.

12 - Le bupropion - Mme Mayer, CHU de Saint-Etienne
Ce produit est sorti en 2001 ; dès janvier 2012, il a connu un scoop médiatique avec l’annonce de 57 morts en France. Des études prospectives ont été menées car on craignait des risques de convulsions et de dépendance comme pour les amphétamines. En effet, le produit est sorti sur le marché en 1974 sous l’appellation de amphébutamone. En 1977, le laboratoire a demandé que son nom devienne bupropion mais cela a été refusé pour être finalement accepté en 2001, suite à des publications internationales montrant de différences avec les amphétamines. Actuellement, on considère qu’il est proche d’un anorexigène, il a des effets sympathicomimétiques : insomnies, une agitation sont possibles. Cela plaide pour un effet amphétaminique. Par contre, on ne retrouve pas l’effet pulse des NT ni de potentiel toxicomanogène, ce qui plaide contre. On peut donc considérer qu’il se situe entre les deux. Certains effets secondaires attendus ont été confirmés :
-des problèmes de peau : angioedème, maladies sériques avec présence d’arthralgies, urticaire ayant provoqué une hospitalisation.
- Des convulsions mais dans 30% des cas, les recommandations de non prescription n’avaient pas été respectées (les antidépresseurs abaissent le niveau de convulsions).
- Des TS mais avec dans 50 % des cas la présence d’un facteur de risque et principalement chez des femmes jeunes.
Y aurait-il levée de l’inhibition en relation avec son profil antidépresseur ?
- des cas de coronaropathie et de mort subite étaient attendus mais les derniers n’ont pas été confirmés.
En conclusion, le bupropion et la varénicline ont le même profil/effets psychiatriques et coronaires.

13 - Pharmacovigilance pour les non-initiés - MC Pérault-Pochat
D’après la loi du 29/12/2011 : déclarer les problèmes est une obligation pour les médecins. Les patients, d’ailleurs, peuvent aussi le faire. Que doit-on déclarer ? Toute réaction nocive, quelles que soient les conditions d’utilisation, y compris les surdosages, mésusage, abus, erreur.
Comment faire ? Sur fiche Cerfa, par courrier, mail, téléphone au CRPV, à l’ANSM ou au Leem. Il faut préciser :
- le nom du notificateur,
- celui du patient, son sexe, poids, taille, traitement habituel, ATCD et profession
- le nom du produit et du lot
- les effets indésirables.

14 - Tabagisme et métabolisme - Ivan Berlin
Le syndrome métabolique est défini actuellement par plusieurs éléments dont notamment une glycémie ≥ 1,1g/l et un périmètre abdominal => 102 cm chez l’homme et 88 cm chez la femme.
Le tabagisme de cigarettes est un facteur de risque pour le diabète de type 2
Le tabagisme oral est un facteur de risque de DT2
Le tabagisme passif, par contre, est un facteur de risque moindre.
Quels sont les mécanismes en jeu ?
La nicotine par son action alpha adrénergique va avoir une action de diminution du tissu adipeux sauf au niveau abdominal
La stimulation sympathicomimétique nicotinique entraîne à la fois une augmentation de la dépense énergétique et une augmentation des graisses abdominales, ce qui intervient dans la réaction de pré diabète et de DT2.
On retient une hypertriglycéridémie et un rapport HDL/LDL bas.
On note que les fumeurs sont souvent sédentaires et consomment par ailleurs beaucoup de graisses animales.
Le périmètre abdominal est dose dépendant et prime sur l’IMC vis à vis du risque CV.
En conclusion, on constate que le syndrome métabolique est indépendant du poids mais qu’il existe une relation entre tabagisme et syndrome métabolique au travers principalement du périmètre abdominal, de l’HDL cholestérol et des triglycérides.

15 - Le tabagisme favorise l’expression du syndrome métabolique dont le diabète de type 2. Vincent Durlach
On sait que l’augmentation de l’obésité abdominale et l’augmentation du DT2 sont liées. Par ailleurs, l’insulinorésistance augmente de manière gradiante des fumeurs, ex-fumeurs aux non-fumeurs.
Si on regarde de quoi meurent les diabétiques de type 2, on s’aperçoit que c’est de maladies CV et de cancers. Et le tabagisme est un déterminant majeur de ces complications.
Si le DT2 est installé, le tabagisme en augmente les complications micro-angiopathiques qui lui sont liées tels que les néphropathies (glomérulopathies,…), rétinopathies par exemple.
Pour toutes ces raisons, la prise en charge du sevrage tabagique doit être systématiquement incluse dans les soins donnés aux DT2.
A noter que le bupropion n’est pas à utiliser chez le diabétique type 2.

16 - Le tabagisme chez les diabétiques type 1 - Bruno Guercy
Il y a environ 10 % de fumeurs chez les DT1.
A noter que si les ressources économiques sont faibles, la prévalence du tabagisme augmente.
Or le tabagisme augmente le syndrome métabolique, ce qui a pour conséquence un risque de complications cardio-vasculaires.
Il y a augmentation de 0,5 % de l’HbA1C et la présence d’une micro albuminurie chez les fumeurs (après ajustement / âge, durée du DT1 et l’existence de complications) ; on constate qu’il faut augmenter l’insuline s’il y a tabagisme.
On a donc chez le diabétique type 1 fumeur une progression de la néphropathie.
Par contre, il n’y a pas de lien avec la rétinopathie diabétique sauf chez des sujets âgés. De même pas de lien entre la neuropathie diabétique et le tabagisme.
A noter que la rémission de l’insulinodépendance est plus fréquente chez les non-fumeurs.
Dans le DT1, s’il existe un facteur de risque (dyslipidémie, HTA, tabagisme ou durée du DT1 ≥ 15 ans), Chez les femmes DT1, pas d’œstro-progestatifs mais un stérilet.
S’il n’y a pas de facteur de risque, on préférera toutefois un OP de 2e génération chez les DT1.

17 - Tabagisme et lipides - M. Farnier
Il y a très peu d’études menées sur l’intérêt sur le profil lipidique de l’arrêt du tabagisme ; toutefois il a été montré que l’arrêt pourrait améliorer ce profil mais que, par contre, la réduction n’était d’aucun effet.

18 - Y a-t-il un intérêt et des bénéfices à se tester avec des substituts nicotiniques sur une semaine ? - Jean-Dominique Dewitte, Brest
Cela correspond à 2 situations :
1) le sujet doit subir une opération, il est recommandé d’arrêter de fumer au moins 3 semaines avant l’opération ; toutefois même à moins de 48 h, c’est encore bénéfique (sauf cependant pour les phénomènes de toux).
2) le sujet n’est soumis à aucune obligation d’arrêt dans l’immédiat : le « si vous arrêtiez de fumer juste pendant 24 h pour voir » permet de lever les craintes et d’initier un changement de comportement.

19 - Une histoire de goût - C. Laur
90 % des cigarettes contiennent du menthol, c’est le cooling effect, permettant une désensibilisation de la langue ; son effet analgésique local adoucit les effets désagréables de la fumée.
Il a été mis en évidence une différence vis-à-vis du goût des pastilles nicotiniques en fonction du stade du sevrage du sujet : en effet, les personnes qui sont seulement dans une réduction préfèrent une aromatisation aux fruits, à la verveine, à l’eucalyptus ou menthe légère.
A l’arrêt, leur goût va plutôt vers la réglisse, la menthe forte.

20 - Quelques renseignements sur le tabagisme dans les pays émergents - Pr Daniel Thomas cardiologue
Les cigarettiers s’immiscent dans les pays sous couvert d’aide à la reforestation, de don à la Croix Rouge. Certaines marquent s’appuient sur des personnalités françaises, telles les cigarettes Alain Delon.
Le tabagisme est à l’origine, outre du désastre sanitaire, d’un appauvrissement des populations qui consacrent une part importante de leurs revenus à l’achat de tabac au détriment des besoins essentiels.
Au Bénin, 4 % des adolescents et 17 % en Afrique sub-saharienne fument.
Il n’y a pas de lien avec le milieu social ni l’origine (rurale ou urbaine).
Une étude a été menée sur plus de 6 000 personnes âgées de 24 à 64 ans : la prévalence du tabac fumé est de 9,5 % auquel se rajoutent le tabac à priser et à chiquer.
La consommation a explosé avec l’indépendance du pays.
71 % de la surface agraire est consacrée à la production de tabac ou de cannabis.
Il y a un contournement de la réglementation car le tabac arrive avec la nourriture et les aides des USA. Les cigarettiers se sont immiscés dans le gouvernement. Il existe des tabacologues mais pas d’enseignement d’addictologie. Il n’y a pas de prise en charge des traitements.

21 - Qu’en est-il au Liban -Dr Zeina Aoun Bacha, pneumo-tabacologue à Beyrouth.
27,5 % des femmes fument ; la consommation de narguilé est en augmentation.
Dans 2 études, les résultats du CO dosé montrent une augmentation de 300 % à 477 % /100 % CO des fumeurs de cigarettes. L’augmentation relative du taux de CO dépend du poids, de la taille de l’individu, de l’âge et du nombre de narghilés fumés ; elle est inversement proportionnelle à la taille de la bouteille et au nombre de personnes qui l’ont partagé.
Un score de dépendance a été défini ainsi :
La dépendance est en corrélation avec le nombre de fumeurs à la maison et au travail, et avec l’IMC.
Le score final est composé de 11 items dont la présence d’un état dysphorique ou renforcement négatif, d’un besoin impérieux et d’une dépendance nicotinique physique.
La nicotine n’est pas filtrée par l’eau, on considère que le craving existe même si le fumeur ne fume qu’une fois/j ; la cinétique de la nicotine est vraisemblablement différente de celle des cigarettes.

Résumé par le Dr Stenger, Nantes Fractal

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- Burkina Faso - Congrès de la Société africaine de pneumologie de langue française (SAPLF)

Venus de près de vingt pays d’Afrique et d’Europe, les médecins pneumologues de la Société africaine de pneumologie de langue française (SAPLF) ont organisé du 14 au 17 décembre 2011 leur 5e congrès à Ouagadougou. Placé sous le thème central « poumon et environnement », ce congrès a marqué également les travaux du 1er Congrès de la Société burkinabé de pneumologie (SOBUP).
La cérémonie officielle d’ouverture des travaux entrant dans le cadre de ces rencontres est intervenue le mercredi 14 décembre 2011 à Ouaga 2000, sous la présidence du Ministre de la Santé, Pr. Adama Traoré, représentant le Premier ministre, et parrainé par le président de la fédération burkinabé de football, Zambendé Théodore Sawadogo.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la santé.
L’environnement est la clé d’une meilleure santé, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Et le vice-président de la société française de pneumologie, Dr. Bernard Pigearias, d’ajouter que la santé, c’est le bonheur. Il a, à l’occasion, avec humour, rebaptisé le Pr. Adama Traoré, Ministre du bonheur. Le désormais ministre du bonheur a estimé que 13,57 % des maladies au Burkina Faso concernent des affections respiratoires.

Le congrès était placé sous le thème : poumon et environnement
Celles-ci y occupent le deuxième rang des motifs de consultations, a-t-il mentionné. Le Pr. Traoré a saisi l’occasion de ces rencontres d’échanges entre pneumologues pour traduire la reconnaissance du Gouvernement burkinabé à la Société française de pneumologie pour son don de plus de cinquante concentrateurs à la SOBUP. Les différents intervenants à la cérémonie ont salué le mérite du père de la pneumologie au Burkina Faso, ainsi que celui de tous les géniteurs de la SAPLF.

Les participants sont venus d’une vingtaine de pays
Le président de la SAPLF, Pr. Ngoran Bernard Koffi (Côte d’Ivoire), a salué particulièrement son vice-président, Pr. Martial Ouédraogo (Burkina Faso), par ailleurs président du comité d’organisation, pour la minutie hors-pair dans laquelle se tient le présent congrès.
La SAPLF a vu le jour en 2000, avec pour objectifs de créer, développer des échanges entre divers praticiens s’occupant, en Afrique, d’activités liées à la pathologie respiratoire, de contribuer à la lutte contre les maladies respiratoires en Afrique, de produire et diffuser des informations scientifiques et techniques dans le domaine de la pathologie respiratoire, d’harmoniser les programmes d’enseignement sur les pathologies respiratoires… La Société burkinabé de pneumologie (SOBUP) a quant à elle été créée en 2007.
A l’issue de cette cérémonie, les officiels ont procédé à une visite de stands animés par des firmes ou sociétés partenaires du 5e Congrès de la SAPLF.
En marge des travaux des deux congrès, les participants ont visité le site de sculpture sur granit de Laongo, et au parc animalier de Ziniaré.
Le 5e congrès au Burkina Faso fait suite au 4e tenu en 2009 en République de Côte d’Ivoire ; Le prochain, en décembre 2013, se tiendra au Bénin.

D’après Christophe TAPSOBA
http://www.wikiburkina.info/spip.php?article529


- France - Le 5e Congrès national de la Société française de tabacologie

(thème "Tabacologie sans frontières") a eu lieu le jeudi 17 et le vendredi 18/11/2011, au Palais des congrès de Nancy.


- France - 3e Journée du tabacologue francophone

Organisée par l’Afdet, elle a eu lieu le samedi 25 juin 2011 à partir de 14 h au siège de l’Afdet (St Ouen l’Aumone). Un buffet campagnard bien pourvu a été offert par le Laboratoire Novartis.
Les sujets abordés ont été :
- Influence des conflits armés sur le tabagisme, Samedi Djé-Bi, tabacologue Abidjan ;
- la confiance en soi chez le fumeur, comment l’améliorer pour l’arrêt, Patrick Louiche, tabacologue Paris ;
- dépistage précoce de la BPCO, Sylviane Chevalier, PH pneumologue Taverny ;
- Médecins, pharmaciens, tabacologues, à chacun son action dans l’aide à l’arrêt, Christian Chevalier, tabacologue St Ouen L’Aumone.
Tous ces sujets ont donné lieu à des échanges très constructifs :
- les participants souhaitent qu’une formation sur la confiance en soi se mette en place ;
- une recommandation a été faite aux tabacologues de s’équiper d’un appareils "Néo 6" afin de permettre le dépistage de la BPCO ;
- une définition de la profession de tabacologue est nécessaire. La proposition de l’Afdet doit être peaufinée. Actuellement, en France, n’importe qui, même non diplômé, peut se prétendre tabacologue !
Rendez-vous est pris pour la 4e édition de cette journée en juin 2012.
Les textes des interventions devraient bientôt être disponibles ici même.


- France - 19es journées du Gest

Elles se sont déroulées le jeudi 13 (9 h à 18 h 15) et le vendredi 14 janvier 2011 (9 h à 16 h) à Hôtel Pullman Rive Gauche (Porte de Sèvres) 75015 Paris. La participation demandé était de 50 euros. L’équipe d’organisation prépare déjà les 20 es journées. 20 ans, le bel âge !


- France - 18es journées du Gest

Elles se sont déroulées le jeudi 14 et le vendredi 15 janvier 2010 à Paris, Hôtel Novotel Porte de Bagnolet. Une participation de 50 euros était demandée.


- [France - 3e congrès de la Société française de tabacologie], 26 et 27 novembre 2009, Brest.


- France - 2e congrès de la Société française de tabacologie, 21 au 23/11/2008, Paris.

- France - Conférences INSERM 16/05/2008, Paris.
- France - 16e journées du Gest 10 et 11/01/2008, Paris.
- France - 1er Congrès de la Société Française de Tabacologie 10/2007, Cité internationnale, Lyon.
- France - 19e Colloque GT 6/12/2007, Paris.
- France - 2e journée de tabacologie hospitalière 22/01/2007
- France - 1re journée de tabacologie hospitalière 11 /01/2006, Paris.
- France - 17e journées du Gest, 8 et 9/01/2009, Paris.


- France - Conférences à l’INSERM, 16/05/2008, Paris.
Vous trouverez vers ce lien l’ensemble des conférences qui se sont tenues le 16 mai dernier à l’INSERM dans le cadre du programme de séminaires de formation à la santé (cliquez ensuite sur En savoir plus sur la conférence, puis sur Conférence (pour la vidéo) ou sur Iconographie (pour la présentation) :
"Le tabagisme : aspects cliniques et de santé publique".
http://www.inserm.fr/fr/rh/ecole_inserm/sante/
sem16052008.html

Pascale Sommero, OFT, 5/08/2008

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- France - 17e journées du Gest, 8 et 9/01/2009, Paris.
Le GEST a tenu sa 17e réunion annuelle où quelque 250 participants étaient présents, pour la plupart tabacologues. De nombreuses conférences et communications ont permis de faire le point sur les notions nouvelles dans ce domaine, en gardant un équilibre entre approches théoriques et pratiques.

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- France - 16e journées du Gest 10 et 11/01/2008 à Paris.
Atelier thérapies de groupe
Expert : Gilles Demigneux (Paris), animateur : Etienne André (Laboratoires Pierre Fabre, Castres)
Cet atelier « thérapies de groupe » était très intéressant plus par le témoignage vécu des différentes expériences de chacun que par le résumé des conclusions tirées de celles-ci !
Bien différencier la réunion d’information du groupe thérapeutique (comme les Alcooliques Anonymes) et du groupe de parole.
Le groupe doit être adapté à la structure où il a lieu : entreprise, centre de santé, association, service d’alcoologie, établissement thermal, etc.
Définir les objectifs possibles : information, décision, gain de temps, efficacité accrue, suivi, engagement de la personne.
Le contenu :
- motivation, arrêt du tabac et suivi ;
- gestion des reprises.
Le groupe thérapeutique « remplace » la cigarette avec ou sans substitut nicotinique.
Les plans de 5 jours utilisent les techniques de foule, ils existaient alors qu’il n’y avait aucun traitement de substitution, le sevrage tabagique n’était alors pas approprié par le corps médical ; ils utilisent les TCC.
Une tabacologue de l’atelier a démarré un groupe après avoir assisté à une réunion des Alcooliques Anonymes et trouve cela facile et passionnant, elle s’est ajustée aux demandes des participants, a innové sans imposer quoique ce soit.
Importance de la technique d’animation
Les objectifs propres de l’animation doivent permettre aux participants :
- information ;
- appropriation ;
- décision ;
- satisfaire aux objectifs spécifiques des participants.
Rôle de l’animateur : avoir le pouvoir sur la forme, le fond est donné par les participants.
Attention au redoutable Ex F qui se pose en celui qui a réussi seul et sape le travail du groupe en se posant comme celui qui SAIT comment faire, « toute autre façon de faire est nulle ».
L’animateur : seul ou mieux à deux, voire plus si possible.
On évoque « la grande messe » de G. Lagrue.
Discussion sur le nom donné : « groupe d’accueil » semble le meilleur car doit permettre à chacun de prendre sa décision ; les termes réunion d’information, arrêt du tabac en groupe, groupe de sevrage du tabac, etc. ne donnent pas l’impression de liberté, ce sont des termes qui font plutôt fuir…
Le nombre de participants : idéal de 8 à 12 ; pas inférieur à 4
Durée : pas moins d’une heure, idéal 1 h 30 à 2 h
Rythme : exemple des Plans Oxygène (CPAM) : 6 soirées, 2 séances /semaine pendant 3 semaines, suivi à 1 mois, 6 mois et un an ; contenu standardisé, utilisent les TCC, diététicienne et sophrologue en réunion de suivi ; l’animation est « réussie » si les participants déterminent eux-mêmes leur dose de substituts nicotiniques sur les indications données par l’animateur et s’en sentent bien.
Les techniques
- Exigent dans tous les cas des connaissances sérieuses en animation de groupe (+++) dont ne sont en général pas dépositaires les médecins !
- Les psychologues ne sont pas non plus bien formés aux groupes thérapeutiques pour les addictions ; rares sont celles – ceux – d’entre eux qui persistent !
- Les grands mouvements de foule, type Plan de 5 jours : animateurs spécialement formés, ils détiennent le pouvoir ; souvent accusés de sectarisme, avec André Etienne, je confirme que les adventistes sont une secte mais reconnue non dangereuse ; je précise que je n’en fais plus ! Les gros dépendants souffrent trop de l’absence de substitution et très difficile de dissuader ceux qui visiblement ne doivent pas y participer (dépressifs, problèmes mentaux etc.).
Depuis peu il se fait, dans certains endroits, des Plans de 5 jours qui laissent la liberté d’utiliser ou non la substitution nicotinique (Gilles Demigneux).
- le photo-langage : le tabacologue distribue une photo à chacun et le candidat non fumeur doit s’exprimer dessus, ou bien on donne des cartes à commenter ;
- temps de relaxation à faire à chaque séance ;
- temps de rencontre possible après la séance avec petit buffet, boissons, fruits.
Problème de la gratuité ou non
- ne se pose pas en cure thermale, le patient paie cher pour se faire cocooner !
- en CPAM, gratuité, mais si les SN sont donnés, cela ne doit pas dépasser un ou 2 mois, sinon le sujet ne s’implique pas à fond ;
- En entreprise : temps offert par l’employeur jusqu’à plusieurs heures si 5 ou 7 réunions de 2 h chacune possibles réactions des non fumeurs qui réclament eux aussi ce temps pour eux !
- les Plans de 5 jours : gratuité, animés par des bénévoles, en général ex F ou croyants, importance du charisme des animateurs et de leur motivation ;
Gilbert Lagrue est à nouveau cité …
- une tabacologue belge rapporte le remboursement du traitement à postériori conditionné par le statut toujours non fumeur au bout d’un an ;
- nouveau problème soulevé par le forfait SS 50 € : il n’est pas autorisé par le Conseil de l’Ordre des médecins de faire des prescriptions dans une entreprise
Très grande perte dans le suivi, confirmée par les tabacologues de l’atelier qui ont fait du groupe, au contraire des groupes d’anciens alcooliques ; les fumeurs ou les ex F ne reviennent pas au delà de 2 à 3 réunions de suivi ; pas de solidarité contrairement à l’alcool.
On revient sur le contenu : définir un thème à chaque soirée : relaxation, diététique, travail à faire à la maison, balance motivationnelle, liste des bénéfices, comment on a géré le stress de la journée sans tabac, prévention des rechutes : témoignages éventuels d’Ex F, nouvelles activités, reprise du sport.
Dans toute séance de groupe doit être rappelée la possibilité d’un entretien individuel à ceux qui le souhaitent.
Les contre indications aux thérapies de groupe
- Santé mentale : dépendance alcool, violences émotionnelles ;
- Comportements séducteurs ;
- Logorrhée et perte d’intimité (peut se poser le problème du secret médical si l’animateur est médecin) ;
- Comportement de défense : le contre expert (repéré dès la 1re séance : au dernier rang, à l’écart) ;
- Tous les traitements rendant nécessaires une personnalisation du sevrage tabagique, en particulier par psychotropes.
Deux recommandations à tout tabacologue qui « se lance » dans le groupe :
a) proposer un suivi individuel à tout participant qui en ferait la demande ;
b) les tests individuels indispensables à faire faire dès la 1re réunion : le Fagerström et l’HAD, le dosage du CO expiré.
A la fin de l’atelier, la malheureuse tabacologue novatrice, à qui on a imposé de remplacer au pied levé une collègue dans une entreprise pour sevrage en groupe s’est déclarée passionnée mais pas plus rassurée, vu les difficultés évoquées …

Dr Anne Bretel 15/01/2008
CH Victor Dupouy, Argenteuil (F 95).

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- France - 1er Congrès de la Société Française de Tabacologie 10/2007, Cité Internationale, Lyon.

- Optimisation de la prise en charge du tabagisme en médecine générale
Par le Dr Annie Sasco, Inserm Bordeaux.
Cet article a été réalisé à partir de 170 références, utilisant les mots-clés « general practitioners » et « tobacco »
Les médecins généralistes déclarent mieux maîtriser la prévention contre le tabagisme que d’autres domaines de prévention primaire, tels que l’alcoolisme, la nutrition. Cependant, la prise en charge est problématique et l’activité préventive est inefficace.
Les médecins femmes dépistent mieux le tabagisme.
Le statut tabagique des médecins influence leurs pratiques de façon diverse, selon les variables étudiées.
En conclusion, influence des facteurs économiques, de la formation initiale et continue des médecins, de l’évolution de la relation médecin-malade. Le médecin traitant a un rôle important en termes de prévention primaire, tout particulièrement vis-à-vis des jeunes, pour leur éviter l’entrée dans le tabagisme.
Dr Linda Terrasse (Afdet)

- Optimisation de la prise en charge des lycéens
Nguyen C, Barthélémy L, Bousquet M, Quantin X, Lemonnier G, Stoebner-Delbarre A.
50% des jeunes fumeurs souhaitent arrêter, 3 à 11 % y parviennent. Les programmes existant sont peu efficaces.
En Languedoc-Roussillon, Épidaure et le Rectorat de l’Académie de Montpellier ont mené des études dans 19 établissements.
Les facteurs permettant de favoriser l’arrêt sont personnels et collectifs.
Les facteurs personnels comprennent :
- compétences psycho-sociales : estime de soi
- parents non favorables au tabac
- peu ou pas d’amis fumeurs
- plus l’entrée dans le tabagisme est tardive, avec une faible quantité de cigarettes fumées, plus le sevrage a de chances de réussir
Les facteurs collectifs comprennent :
- l’augmentation du prix du tabac et la réglementation
- la limitation de la publicité
- la réglementation des lieux publics sans tabac
Il faut une mutualisation des compétences.
En conclusion, une stratégie globale-plutôt que la seule interdiction de fumer ou la prise en charge isolée est souhaitable pour favoriser un environnement favorable, et dans la durée, sans tabac, ainsi qu’une prise en charge basée sur les connaissances. Il faut développer des programmes améliorant la participation des jeunes et impliquant davantage les parents.
Dr Linda Terrasse (Afdet)

- Accompagnement au sevrage tabagique, TCC et outils de sophrologie
Véronique Charmettant, pharmacienne
Présentation de l’accompagnement à l’arrêt du tabac expérimentée en collectivité et en cabinet privé. La sophrologie apporte, à priori, de bons résultats (à titre d’exemple l’aide aux jeunes mineurs incarcérés soumis d’office à l’interdiction légale de fumer). Ces résultats sont à évaluer à long terme.
Dr Geneviève Sajus

- Avantages et inconvénients de la réduction du tabagisme
Dr Patrick Dupont
La réduction du tabagisme est un sujet débattu ces dernières années. Il faut poursuivre les recherches pour aider mieux les patients dans tous les domaines à savoir : les différentes étapes du sevrage, la recherche dans les différentes thérapies et leurs effets à court moyen et long terme, la prévention des rechutes.
Dr Geneviève Sajus

- Association médicamenteuse et succession thérapeutique dans le sevrage tabagique
Jacques Le Houezec
Puisque malgré un arsenal thérapeutique de plus en plus étendu, les rechutes lors d’un sevrage sont très fréquentes, le clinicien se demande comment mieux aider ses patients (réflexion sur les traitements uniques ou associés). Il existe peu de données sur la succession thérapeutique, la logique est de réutiliser un remède qui fut efficace antérieurement, dans les autres cas discuter le pour et le contre et donner le choix au patient semble idéal.
Dr Geneviève Sajus

- Nouvelles cibles en tabacologie
Président : Michel Underner
Les usagers des urgences patients et accompagnants représentent la nouvelle cible à atteindre en tabacologie. Le projet d’un questionnaire concernant le tabac à remplir à cette occasion est envisagé. Faut-il saisir l’opportunité du passage aux urgences ? Cette première cible revient aux urgentistes.
Dr Geneviève Sajus

- Enquête : le tabac non fumé (TNF) dans les milieux sportifs
Thomas Bujon, sociologue MoDYS UMR CNRS
Rapport d’enquête IRAAT (Institut Rhône-Alpes Auvergne de Tabacologie) - DRDJS (Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports, Pratiques addictives des jeunes sportifs de haut niveau, Savoie, Haute Savoie, Isère). Est-ce une pratique toxicomane ? Une pratique dopante ? Faut-il interdire le tabac fumé, « les adaptations secondaires » et usages alternatifs ? Certains sportifs de haut niveau en ski considèrent le TNF comme un relaxant après un temps de grande concentration et non comme un dopant.
Dr Geneviève Sajus

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- France - 19e Colloque GT, 6/12/2007, thème "Tabac : politiques de prévention, médecine générale", Paris.

Intervention du Dr S. GUALDONI
Bien qu’il soit reconnu pour sa qualité, le système de santé français fait mauvaise figure avec ses inégalités de santé croissantes et une mortalité prématurée élevée dont le tabac est l’un des cinq facteurs en cause. La réduction de ces inégalités et de la mortalité prématurée passera par la mise en œuvre d’une réelle politique de prévention dans laquelle la réduction des risques liés au tabac figure au premier plan.

Intervention du Pr JF. TOUSSAINT
Les enjeux de santé actuels nécessitent un rééquilibrage des stratégies curatives au profit des stratégies préventives. Des propositions, comme des « rendez-vous santé », un parcours de prévention santé, la reconnaissance de la dimension préventive dans la nomenclature, des nouveaux modes de rémunération, ont été préconisées dans un récent rapport. Le développement de la prévention médicale doit être soutenu par les dispositifs de prévention prévus maintenant depuis par la loi du 4 août 2004 : les contrats de santé publics et les Groupes Régionaux de Santé Publique.

Intervention de Mme S. MASSIN
La rentabilité économique de la prévention est certaine : une personne qui arrête de fumer coûte peu à la collectivité mais rapporte beaucoup au regard de la morbidité et du coût des soins. Les enjeux économiques du côté de l’industrie du tabac sont si importants que l’on comprend mieux les manœuvres de l’industrie pour contrecarrer la prévention.

Intervention de M. BEN LAKHDAR
Une série de mesures, réglementaire visant la protection contre l’exposition à la fumée, fiscale relative à la réduction de la demande de tabac et enfin la mesure relative au remboursement partiel des traitements de substitution nicotinique pour faciliter l’accès à l’aide à l’arrêt du tabac ont été mises en œuvre. Mais, si la hausse des prix et la réglementation antitabac sont efficaces, elles présentent toutefois des limites.

Intervention du Dr O. SCEMAMA
Les traitements de la dépendance tabagique sont parmi les plus rentables d’un point de vue économique. Pourtant leur prise en charge financière par les organismes de couverture santé est récente. Quels ont été les fondements qui ont guidé cette décision de remboursement partielle ?

Intervention du Dr C. ANGLADE
Comment la prévention des risques liés au tabac et le rôle des médecins généralistes s’inscrivent dans le programme 2007-2011 de prise en charge et de prévention des addictions ?

Intervention de Mme S. RATTE
La France, aux côtés de 50 états membres de l’OMS, a ratifié, en 2005, le traité de la convention cadre pour la lutte antitabac. En vertu de ce texte, comment la France met-elle en œuvre des stratégies et des programmes de lutte antitabac dans le cadre de sa politique de lutte contre le cancer ?

Des démarches préventives se développent sur la base d’interventions fondées sur les preuves : le repérage du statut tabagique :
– le conseil minimal (Intervention du Dr R. VANNOBEL)
– le travail sur la motivation (Intervention du Dr JL. DUROS)
– l’aide au sevrage (Intervention du Dr C. PRULIERE).

Intervention du Dr J. DAVER
Mais, qu’elle est l’opinion des médecins généralistes français et plus largement des généralistes européens sur ces évolutions dans leur pratique professionnelle ?

Intervention de M. R. GUIGNARD
Même s’il existe des similitudes entre le tabagisme des adultes et celui des jeunes, des particularités méritent d’être prises en compte.

Intervention du Dr P. BINDER
Pour une approche spécifique et précoce en médecine générale qui devrait s’intégrer dans une prise en compte globale des conduites à risque à cet âge.

Intervention du Dr C. PRULIERE
L’approche des jeunes fumeurs réguliers par le médecin, bien que proche de celle d’un adulte, nécessite des adaptations quand on vise à motiver le jeune à cesser de fumer.

Intervention du Pr B. DAUTZENBERG
Une nouvelle manière de consommer du tabac se répand parmi les jeunes : la chicha. Contrairement aux croyances populaires, des études récentes confirment qu’un tel usage induit une dépendance nicotinique et augmente les risques habituellement liés à l’inhalation de la fumée de tabac.

Intervention du Dr L. DUCRET
Le tabagisme chez les femmes enceintes doit aussi faire l’objet d’une préoccupation particulière. Car, bien que la grossesse soit pour les femmes une période privilégiée pour arrêter, certaines d’entre elles éprouvent des difficultés à renoncer au tabac et la reprise du tabagisme est fréquente après l’accouchement.

Interventions de Mme A.M MOLENAAR et du Dr JL. DUROS
Comment le médecin généraliste peut-il accompagner les femmes durant la période de la grossesse et après ?

Intervention du Dr P. CASTERA
Un point actualisé sur les stratégies thérapeutiques médicamenteuses et non médicamenteuses.

Intervention du Pr P. JAURY
Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) dont sont issus les entretiens motivationnels sont les seules techniques validées par l’HAS et recommandées dans l’aide à l’arrêt du tabac. Même si elles ne permettent pas de régler tous les problèmes, l’utilisation de techniques issues des entretiens motivationnels peut aider le médecin généraliste dans son intervention thérapeutique.

Intervention du Dr S. GUALDONI
Si les médecins généralistes voient leur rôle renforcé, ils ne sont pas seuls à intervenir. Un grand nombre de fumeurs peut être pris en charge dans le cadre de la médecine générale mais, pour certains, des prises en charges communes ou des orientations s’imposent. Une mise en synergie de chacun des maillons de la chaine des acteurs doit s’opérer.

Association Nationale Médecine Générale et Conduites Addictives
10/12/2007
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- France - 1re journée de tabacologie hospitalière, 11 /01/2006, Paris
L’hôpital, entreprise sans tabac rapportée par M. Rayroles, directeur de l’hôpital de Caen.
Il a intégré la lutte contre le tabac dans le projet d’établissement de son hôpital. Selon lui, les conditions indispensables sans lesquelles l’hôpital sans tabac ne peut pas exister : une équipe motivée, militante, composée de scientifiques, conduite par un leader reconnu, ayant le soutien des instances internes (CME, CTE, CHST), le soutien des autorités de tutelle par la mise en valeur des actions menées et une aide financière éventuelle, et aussi, "un peu de courage de la part du Directeur Général" dixit l’orateur.
Son hôpital est tout en hauteur et plus personne ne peut y fumer, le projet étant connu et admis par tous ceux qui y passent ou y travaillent
– Prévention rôle et place du médecin du travail à l’hôpital : il est le conseiller du chef d’établissement, des personnels et de leurs représentants ; il participe activement aux actions de prévention et sensibilisation aux méfaits du tabagisme, visite des locaux de travail, salles de détente etc. Bref s’implique totalement dans l’hôpital sans tabac.
La médecine du travail doit rappeler la loi Évin, est impliquée pour la recherche de solutions propres à l’hôpital et la protection des non fumeurs.
L’employeur est soumis à une obligation de résultats pour garantir la santé de son personnel confronté au tabagisme. +++

– l’expérience de l’hôpital de Dreux, Dr Martin.
3 centres d’activité qui travaillent en transversal et en équipe depuis octobre 2004 :
- le pôle addictologie ;
- le pôle prévention ;
- l’éducation thérapeutique.
Il y a 17 personnes à temps plein dont 2 assistantes sociales, 2 infirmières mi-temps, 2 psychologues mi-temps.
- le financement : pour l’addictologie, c’est l’ARH DHOS --->pour l’addictologie : 187 928 €, pour la prévention : 331 458 €, pour l’éducation thérapeutique 481 022 € soit au total 567 488 € !!
Les objectifs : délai attente pour les consultations < 1 mois, assurer un suivi hebdomadaire pendant 4 semaines, saisie informatique systématique du dossier tabacologique CDT.net et transmission des données.
En Eure et Loire, il y a en plus le réseau Tabac ou Santé, validé par l’URCAM, avec financement de 350 0000 € sur 3 ans. Ils sont gâtés les habitants du 28 !
– Le rôle des infirmiers en tabacologie au sein de l’hôpital : il y a en France 200 infirmiers(ères) titulaires du DIU de tabacologie.
L’infirmier assure la continuité des soins. Le médecin tabac étant très souvent à temps partiel, l’infirmier assure le suivi des consultations et la liaison et, sur demande des équipes soignantes, il se déplace au lit du patient hospitalisé pour une consultation d’aide au sevrage.
3 cas de figure se présentent : le patient profite de son hospitalisation pour débuter un ST (certains hôpitaux ne disposent toujours pas de substituts ), le patient est hospitalisé pour une pathologie induite en partie par le tabagisme et le patient fumeur est immobilisé et ne peut fumer dans sa chambre ; dans le cadre des activités de liaison ,l’infirmier assure la formation des équipes, prend part active aux réunions d’info en maternité, en cardio, diabéto, consult ORL pré-opératoires, participe aux réunions du comité de prévention du T ,veille à la mise en place de la signalétique, participe à la formation des étudiants dans les IFSI , intervient dans les établissements scolaires.
L’association française des infirmiers en tabacologie existe depuis 5 ans : AFIT, réunion nationale tous les ans en octobre, nombreuses difficultés rencontrées dont la non reconnaissance officielle des actes infirmiers en tabacologie.
– Implication de la pharmacie hospitalière. Dr Padoin pharmacien au CHU Avicenne, 500 lits, 93009 Bobigny.
Mise en place de la consultation tabacologie en 2001 ; d’abord les SN étaient vendus au personnel par la pharmacie ; depuis fin octobre 2005, suite à une note interne de l’AP-HP, les SN sont fournis à titre gracieux au personnel de l’hôpital sur prescription. 3 000 unités par voie orale ont été distribuées en 2005. Le bilan annuel de la consommation totale de SN est de 10 000 €, à savoir 3 000 € pour le personnel et 7 000 €pour les patients hospitalisés.
Les SN gratuits pour le personnel représentent 0,02 % du budget de l’établissement sur un budget médicaments de l’hôpital de 21 millions d’euros
– Nouvelles problématiques en tabacologie hospitalière. Dr Gérard Peiffer hôpital Bon Secours à METZ
La demande de prise en charge des fumeurs hospitalisés a fortement augmenté en qq années avec de nouvelles politiques :
- les fumeurs hospitalisés sont de +en + dépendants à la nicotine : hard core-smoker, avec de fréquentes comorbidités anxio-dépressives ou autres addictions : alcool tabac ;
- à suivre depuis les dernières recommandations : les patients fumeurs en péri opératoire ;
- 1 patient sur 3 a des scores HAD en faveur d’une dépression.
- consultations avancées indispensables : en maternité et en réa cardiaque ;
- aux urgences, selon une étude récente à Boston, 34 % des patients souhaitent une consultation tabaco en externe ;
- nécessité d’établir des protocoles de prise en charge du patient fumeur pour les professionnels hospitaliers.

Dr Anne Bretel, tabacologue
CH Victor Dupouy, Argenteuil (F 95).

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- France - 2e congrès de la Société française de tabacologie, du 21 au 23 novembre 2008, Paris.
Le résumé des interventions est téléchargeable au http://societe-francaise-de-tabacologie.com/dl/Congres_SFT_2008_Recueil
_Abstracts.pdf

CR des participants à venir, soyez patients !

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- France - Compte rendu de la 2e journée de tabacologie hospitalière

RHST et Ministère de la Santé le 19/01/2007
L’hôpital et la législation sur le tabagisme 1991-2007
Le réseau Hôpital sans tabac va changer de nom : ce sera le réseau de prévention des addictions, il regroupe 800 hôpitaux
Obligation de résultats : l’exemplarité du personnel de santé est indispensable
Lutter contre le tabac c’est aussi entrer en résistance : c’est la seule épidémie fabriquée par la publicité.
Un nouveau cadre juridique :
Dr Bernard Gouget conseiller santé publique FHF :
« On ne peut appliquer l’interdiction de fumer dans les espaces non couverts des hôpitaux,
Il y a possibilité de fumer dans les espaces ouverts et non couverts.
Si on met un abribus on a le droit d’y fumer »

Isabelle Mathurin DHOS BUREAU O 2 chargée des addictions en psychiatrie :
Dans les chambres court et moyen séjour des aménagements sont possibles au regard des pathologies prises en charge et si le sevrage tabagique représente des difficultés médicales majeures, l’interdiction pourra être progressive pour certains patients.
Il faudra faire des consultations de groupe, les consultations de tabacologie deviendront des consultations d’addictologie (ce qui posera certains problèmes en particulier pour les infirmières tabacologues à former aux addictions)

M. AUDUREAU Droits des non fumeurs
Le principe du décret : ne jamais être confronté à de la fumée de tabac.
Impliquer les acteurs des CHS, le personnel.
Obligation de sécurité et de résultats de l’employeur concernant la protection des employés.

J.-P. Fouré , cabinet d’avocats Houdard
Chaque employé a droit à un environnement de qualité.
Un problème similaire : l’inhalation des fibres d’amiante.
Sur les infractions : le fumeur une amende forfaitaire de 68 €.
Le responsable des lieux, c’est à dire le directeur : l’absence de signalisation = contravention de 4e classe (45 j pour les payer).
L’infraction de favoriser sciemment* l’interdit de fumer – *terme du Conseil d’État.
Dans l’avenir ; délit de la mise en danger d’autrui ? Notion d’infractions préventives (ex : infections nosocomiales).
Il va falloir mettre en place une politique interne de tabaco-vigilance : ce sont les ARH qui vont recevoir les financements

Une représentante de l’ARH « Il reste possible de fumer à l’extérieur immédiat de l’hôpital mais le règlement intérieur de l’hôpital peut l’interdire ».

Pr Michel REYNAUD, expert RHST
Les consult tabaco vont être renforcées : les tabacologues doivent être capables de soigner les autres addictions.

Dr Patrick Dupont, tabacologue centre d’addictologie, hôpital Paul Brousse
La tabacologie n’a que 10 ans d’existence, le 1er DU remonte à 1996.
La nicotine n’explique pas la sévérité des syndromes de sevrage, la présence d’IMAO explique que la nicotine fumée soit addictive ; prédisposition génétique importante. La 4e dimension : notion qui expliquerait la difficulté de certains de se sevrer du tabac " je ne me vois pas sans fumer, c’est toute ma vie " = dépendance identitaire ?

Sevrage du personnel au CHU de Grenoble
En 2002, avant intervention du service de tabaco, il y avait 30 % de fumeurs parmi le personnel, à présent 18,4 % (l’UCT comprend 2 médecins tabacologues, une infirmière, une psychologue, une diététicienne).

En maternité
Avec des crédits de la DHOS, groupe de 1er accueil pour faire face à une augmentation des consult en maternité, niveau 3 ; il y a une formation continue 2 fois/an, 0,8 sage femme tabacologue. L’évaluation des pratiques se fait avec le CDT net, incluse dans la T2a, Migac, possible avec un secrétariat renforcé.

Dr Anne Borgne : enquête et état des lieux des consult de tabaco (12/2006)
160 hôpitaux sur 294 ont répondu, donc 54 % de réponses seulement
Essentiellement rattachement au service de pneumo.
Délai moyen de RdV : 20 jours ; l’objectif de Xavier Bertrand : le délai doit passer à 8 jours.
Il y a 26 consultations de groupe en France.
Préoccupations : médecins débordés, au statut précaire, relatif isolement.

Pr Lépine, psychiatre
Le risque de suicide est accru chez les fumeurs dose dépendant x4 si < de 25 cig fumées par jour.
On ne pourra fumer que dehors.
Chez les malades mentaux, des enquêtes ont montré que 52 % expriment le désir de cesser de fumer, mais chez les schizophrènes 80 % de rechutes dès la sortie et 90 % dans les 2 mois après. Par contre 12 % de sevrés à 6 mois si le sevrage a été volontaire.
Le LEPONEX* clozapine, est associé à une consommation moindre de tabac.
Les patients traités par HALDOL® augmentent leur consommation de tabac.

Dr FOUSSIE psychiatre hôpital Sainte Anne (Paris)
Depuis qu’un tabacologue vient dans le service, le service psychiatrie est devenu non fumeur
But : que les patients ne fument pas durant leur hospitalisation et non pas de les sevrer définitivement.
« Si le sevrage est effectué dans un service de psychiatrie mal organisé avec de la violence, l’arrêt du tabac dans le service est voué à l’échec ».
D’après la DHOS il restera possible de fumer dans les espaces ouverts et non couverts.
Il faudra informer les malades, les visiteurs, les orienter vers la consult de tabaco.
30 % des sujets aux urgences à l’AP ont un pb d’addiction
Pb du règlement intérieur : le personnel peut il fumer en blouse à l’extérieur ?
Il faut des infirmiers référents et des cadres référents tabac dans les services
« Penser à faire une feuille pour l’infirmier pour que les patches soient disponibles à la pharmacie de l’hôpital le dimanche ++++ »

Le directeur adjoint du CHR d’Orléans M. Artus Paty
« Il y a un phénomène paradoxal : on veut protéger le personnel infirmier du tabac, mais il ne faudrait pas l’exposer à des phénomènes de violence : aux urgences et en psychiatrie en empêchant ces malades de fumer dehors pour se calmer en attendant leur tour ! Il va falloir assouplir un peu l’application de la réglementation !! ».

Dr Anne Bretel (F-95) 22/01/2007
Ndlr :
Réseau de prévention des addictions : on ne parle plus de tabac ni d’hôpital ! Nouvelle orientation décidée en assemblée générale ou quoi ?
Merci à Michel Reynaud de vouloir nous renvoyer sur les bancs de la Fac ! Qui est d’accord pour ce projet ?
Petite erreur, le premier DIU a plus de 10 ans !
Un très grand merci à Anne pour avoir été notre œil et notre oreille à cette journée malgré son emploi du temps hyper chargé.

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